Mercredi 6 décembre 2006

Léon Daudet (1867-1942)

Léon Daudet (né le 16 novembre 1867 à Paris, mort le 30 juin 1942 à Saint-Rémy-de-Provence) écrivain, journaliste et homme politique français.

Fils aîné du célèbre écrivain Alphonse Daudet, Léon se consacra au journalisme et à l'écriture après des études complètes de médecine, thèse exclue. Tout d'abord journaliste pour Le Figaro, le Journal et la Nouvelle Revue il publie également quelques romans qui sont des satires du milieu médical : l’Astre noir (1893), les Morticoles (1894), le Monde des images (1919).

En 1891, il épousa Jeanne Hugo, petite-fille du poète, ce qui lui permit d'intégrer la société républicaine. Mais il divorce en 1895 et rompt tout contact avec ce milieu. Royaliste convaincu, il devient en 1908 rédacteur en chef de L'Action française. Ce quotidien prit très vite de l'importance grâce notamment au soutien financier de sa nouvelle épouse, sa cousine Marthe Allard. En 1917, il devient directeur du journal conjointement avec Charles Maurras. Pendant plus de trente ans, il y défendra dans ses articles les valeurs de l'extrême droite se montrant royaliste, antisémite, antiparlementariste et antidreyfusard.

Élu député de Paris de 1919 à 1924, il devint vite le principal porte-parole des nationalistes et connu pour la violence de ses diatribes.

À la suite de la mort mystérieuse - dans un taxi - de son fils, Philippe Daudet, survenue le 24 novembre 1923, il déposa une plainte contre plusieurs hauts fonctionnaires (il craignait en effet que ce fût un crime policier qu'André Colomer élucida quant aux agissements de Le Flaoutter), mais le non-lieu fut déclaré. Condamné ensuite à cinq mois de prison pour la diffamation du chauffeur de taxi (Mr Bajot), il se barricade au siège de l'Action Française, puis se rendit à la police pour éviter toute effusion de sang. Il fut enfermé à la Santé. Il s'y évada quelques semaines plus tard de façon rocambolesque : le 26 Juin, le directeur de la Santé est appelé au téléphone dans son bureau. "Ici Albert Sarraut, ministre de l'Intérieur. Le conseil des ministres vient de décider la libération immédiate de léon Daudet, de Joseph Delest, et du député communiste Pierre Sémard...". Il se réfugia alors en Belgique. Il fut gracié en 1930. Il dénonça en Camille Chautemps lors de l'affaire Stavisky le chef d'une bande de voleurs et d'assassins.

Il est aujourd'hui plus connu pour la partie de son œuvre où il se fait le mémorialiste du milieu politique sous la Troisième république : Fantômes et vivants (1914), Au temps de Judas (1920).

Chaque année Radio Courtoisie remet le Prix Daudet à la personnalité qui a, selon les auditeurs de cette radio, le mieux servi la langue française, prix décerné en l'honneur de Léon Daudet et de son père Alphonse.

par François Louis publié dans : Histoire/Littérature/Citations et Portraits
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Mercredi 6 décembre 2006

Ernest Renan (1823-1892)

Comme la plupart des orientalistes de l'époque, Renan présente une vision négative d'un Islam qui ne se serait construit qu'en opposition à l'Occident :

« ...l'islamisme [à l'époque, sens général de "religion musulmane"] ne peut exister que comme religion officielle; quand on le réduira à l'état de religion libre et individuelle, il périra. L'islamisme n'est pas seulement une religion d'État, comme l'a été le catholicisme en France, sous Louis XIV, comme il l'est encore en Espagne, c'est la religion excluant l'État... Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d'Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. L'Islam est la plus complète négation de l'Europe; l'Islam est le fanatisme, comme l'Espagne du temps de Philippe II et l'Italie du temps de Pie V l'ont à peine connu; L'Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile; c'est l'épouvantable simplicité de l'esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à tout recherche rationnelle, pour le mettre en face d'une éternelle tautologie : Dieu est Dieu... » (Discours au Collège de France De la part des peuples sémitiques dans l'Histoire de la civilisation, 1862 - L'Islam et la Science, 1883).

par François Louis publié dans : Histoire/Littérature/Citations et Portraits
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Dimanche 3 décembre 2006
par François Louis publié dans : Histoire/Littérature/Citations et Portraits
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Dimanche 3 décembre 2006
par François Louis publié dans : Histoire/Littérature/Citations et Portraits
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Mercredi 29 novembre 2006

Charles Maurras (1868-1952)

Extrait de La Nation et le Roi - Le Roi et les Provinces :

(texte paru dans la Revue Fédéraliste en 1928)

Les révolutions ont permis à un peuple étranger, à une confédération de peuples étrangers de s’élever sur nous et de régner sur nous. En s’emparant des bureaucraties de l’État, en présidant aux comédies électorales, en réglant la parade parlementaire, l’Étranger de l’intérieur peut encore tromper un petit nombre de bons Français amis d’une illusion qu’ils estiment commode. Mais cette illusion, ils la paient leur consentement aux fictions constitutionnelles les promène de déconvenues en déconvenues, et l’histoire de leur opposition ne se compose que de culbutes.

Au contraire, les Français qui, voyant à quel ennemi ils avaient affaire, ont reconnu qu’il s’agissait d’une lutte pour l’indépendance de la nation, ces Français-là ont éprouvé d’abord l’intime plaisir de comprendre ce qui se passait devant eux. Ils ont compris comment la République, incohérente en toute chose, n’est pas incohérente dans son œuvre contre l’église et autour de l’école. Ils ont vu pourquoi ce régime inconstant et discontinu en tout montre, au contraire, un admirable esprit de suite dans son effort pour désorganiser nos armées de terre et de mer. Un État ordinaire ne prend pas plaisir à se dissoudre, à s’affaiblir ni à se démoraliser. Rien de plus naturel quand un État se trouve secrètement mené par les étrangers de l’intérieur.

On peut s’accommoder de cet envahisseur, même reconnu. On peut aussi lui proposer des traités et des alliances. Jeanne d’Arc aurait pu, a dit un homme d’esprit, demander le Home Rule à Bedford. Les plus parlementaires voudront bien m’accorder néanmoins que la vierge lorraine fut dans son droit en se proposant de chasser les Anglais de notre patrie. C’est au même dessein que se sont arrêtés, depuis trente ans, un certain nombre de bons Français inaptes à servir les Juifs et les métèques. Et ce dessein n’est pas sans inconvénients. Mais il offre des avantages. On risque d’y laisser sa peau ; on ne risque pas d’être dupe. En dénonçant la fable de la légalité, on échappe à la nécessité d’observer les règles du jeu contre un adversaire qui triche.

Le nationalisme français implique donc une action révolutionnaire. Mais depuis trente ans quelques-uns des principaux directeurs de ce mouvement ont compris que, le mal venant de l’État, du pouvoir, toute tentative nationaliste se doit de commencer par nationaliser le pouvoir.

par François Louis publié dans : Histoire/Littérature/Citations et Portraits
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