Jean-Louis Bianco (PS), interviewé en début de semaine quant aux évènements du centre de rétention de Vincennes, a fait dans le socialisme primaire en dénonçant "le fonctionnement
indigne d'une démocratie" qui ne régularise pas les immigrés clandestins qui ont "un travail, un logement et qui paient leurs impôts".
Le député socialiste a visiblement lui aussi cédé aux sirènes du racolage électoral qui fait les succès électoraux de ses pairs, lorsque dans les grandes agglomérations "métissées" et
"cosmopolites", la gauche recueille les 3/4 des suffrages d'une certaine catégorie de la population.
En même temps, les uns servent les intérêts des autres, ces derniers leur rendant la monnaie de leur pièce aux premiers, ou devrions-nous dire leur rendant le bulletin de vote dans l'urne.
Il y'a donc probablement plus de mérite dans la défaite électorale que dans la victoire qui suinte la trahison et la complicité passive.
Outre les postures faussement scandalisées de Monsieur Bianco, il n'en demeure pas moins que ce discours équivaut à une opération massive de régularisation de clandestins :
- Lorsque l'on parle d'occuper un emploi, encore faut-il définir si celui-ci est déclaré ; rémunéré de manière décente sans dévaloriser en conséquent la valeur des qualifications
des diplômés nationaux ; et si l'employé et l'employeur ont agi de manière loyale en s'assurant de présenter pour les uns et de vérifier pour les autres un certain nombre de formalités
permettant de s'assurer de l'authenticité des documents administratifs fournis.
- Lorsque l'on parle d'occuper un logement, encore faut-il définir si les multiples marchands de sommeil qui fournissent le gîte aux clandestins et aux fugitifs de tous bords sont
à considérer sur ce point au même titre que n'importe quel autre bailleur ; si l'hébergement à titre gratuit via des attestations sur l'honneur de complaisance écrite par des compatriotes
régularisés sont à considérer comme d'une véracité sans failles.
- Lorsque l'on parle de payer des impôts, encore faut-il savoir de quel impôt parle-t-on. Un immigré clandestin qui va acheter son paquet de Marlboro au tabac du coin acquittant la
TVA collecté par le débitant, cela suffit-il à pouvoir en conclure que cet immigré a payé un impôt ? Quel carcatère vague de la nation de "l'impôt" ... Pour l'impôt sur le revenu, les
immigrés clandestins grévistes de la restauration qui ont déposé leur déclaration des revenus 2007 et qui ont déclaré avoir travaillé à temps plein toute l'année 2007 pour 12500 € net
imposable (c'est à dire le SMIC), c'est la Trésorerie qui lui fait un chèque de 900€ au titre de la prime pour l'emploi.
Donc non seulement les immigrés clandestins dont on parle ne contribuent pas à l'amélioration de nos conditions de vie quotidiennes, mais en plus c'est la société qui paye pour les
rétribuer.
Jean-Louis Bianco terminera son petit discours avec ces mots superbes : "Je suis d'accord avec le fait qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, que quand des gens sont en
situation irrégulière on doit les reconduire dans leur pays d'origine" .
C'est justement tous ce que les socialistes comme lui n'ont jamais fait une fois aux affaires.
Quant à la reconduction aux frontières, on a hâte que Jean-Louis Bianco vienne le murmurer à l'oreille de ses alliés traditionnels tels RESF,
ou les divers collectifs de défense des immigrés clandestins
Nul doute que l'ensemble des associations satellites du PS ne l'entendront pas de cette oreille, eux.
Par François Louis
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Publié dans : Contre le Parti Socialiste
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