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Lundi 14 avril 2008
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La solution finale kosovar

Le Tribunal Pénal International pour l'ex Yougoslavie avait blanchi Ramush Haradinaj, Idriz Balaj et Lahi Brahimaj, il y'a 10 jours de manière grandguignolesque, des accusations de torture, persécutions, meurtres et viols des population serbes.

Sans honte ni retenue, indiquant le caractère soi-disant vague des preuves du nettoyage ethnique perpétrés par ces albano-kosovars, le TPIY avait ordonné leur libération sur le champ, dédouanant ainsi ces criminels de toute responsabilité dans le génocide du peuple serbe.
Cela aurait dû être, et je pèse mes mots, un procès de Nuremberg bis.

La peur de sortir des concepts, préceptes et prêches du politiquement correct de l'UE, le TPIY a fait preuve d'un négationnisme avéré à toute épreuve, et proprement scandaleux ; aux fins de satisfaire les vélléités indépendantistes des contemporains de l'immigration-invasion musulmane du Kosovo par l'Albanie ; le tout avec la bénédiction de l'UE et de la France de N. Sarkozy, qui avait écrit une lettre à son homologue kosovar pour le féliciter à ce titre.

Or, voilà que Carla Del Ponte sort du bois.
Carla Del Ponte, ancien procureur général du TPIY, qui vient de publier ses mémoires avance des aveux terrifiants sur le caractère pestilentiel de la guérilla kosovar.

Ainsi, elle y livre des révélations explosives sur un trafic d'organes, organisé pendant l'été 1999, sur des prisonniers serbes par des leaders kosovars. Selon elle, ce sont 300 prisonniers, dont de nombreuses femmes, qui ont été emmenées du Kosovo jusqu'à une prison officieuse en Albanie. Les détenus y ont alors été opérés par des chirurgiens, pour leur prendre un rein ou un poumon.

"Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient".
Plus sordide encore, "les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes", précise-t-elle.

Elle accuse Hashim Thaçi, l'actuel Premier ministre du Kosovo, d'avoir trempé dans ce trafic. Les responsables de l'UCK, l'armée de libération du Kosovo, "d'un niveau intermédiaire et élevé étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes", accuse-t-elle. A l'époque des faits, les deux principaux dirigeants de l'UCK étaient Agim Ceku, Premier ministre du Kosovo de mars 2006 jusqu'en janvier 2008, et Hashim Thaçi.

Les deux hommes ont évidemment démenti ces accusations ... on s'en serait douté : les chers anges, auréolés d'Innocence.
Par François Louis - Publié dans : Islamisme/Chrétienneté/Famille - Communauté : SI VIS PACEM, PARA BELLUM
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Commentaires

Quand on voit le manque de sérieux des accusations portées contre le général croate Ante Gotovina, et leur origine dans des officines de propagande serbolchévique, on n'est pas surpris des verdicts du Tribunal dans les affaires Orić (deux ans pour responsabilité hiérarchique) et Haradinaj (acquittement).
Les racontars contre Hashim Thaçi ne reposent absolument sur rien : pas un témoin -- et pourtant les faux témoins, les Serbolchéviques n'en ont jamais manqué -- pas une preuve matérielle. Mais il y a des limites au n'importe quoi diffamatoire et Carla del Ponte va se retrouver devant les tribunaux pour en rendre raison
http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_46dz2wj4gd

Les Albanais sont de très loin les premiers habitants du Kosovo,
http://pasta.cantbedone.org/pages/3SGZh9.htm
et les fables sur leur prétendue "immigration-invasion" ne sont donc que des mensonges de propagande. On n'"immigre" pas dans un pays qui a toujours été le sien et les autres territoires albanais du nord n'ont jamais été assez peuplés pour que leurs habitants aient eu des raisons d'immigrer au Kosovo, ni la possibilité d'y changer la composition ethnique.
Le seul épisode historique d'entrée massive d'Albanais au Kosovo est celui dont cette propagande ne parle jamais, puisqu'il concerne une partie des 100 000 Albanais des régions de Niš, Kuršumlija, Pirot, Leskovac et Vranje victimes de l'épuration ethnique après leur annexion à la Serbie par le Traité de Berlin en 1878.

Autre mensonge de propagande, la fable du "Kosovo, berceau de la nation serbe". Alors que la langue et le nationalisme albanais sont nés au Kosovo --respectivement au X° siècle sous la domination bulgare, et à la Ligue de Prizren en juin 1878, aucun état serbe n'est jamais né au Kosovo, pas plus le premier royaume serbe --né dans la Zeta, au Monténégro-- que l'état médiéval des Nemanjić, --né en Rascie, le Sandjak d'aujourd'hui-- ou que l'état contemporain, issu du paşalık de Belgrade.
Les Serbes étaient demeurés un demi-millénaire et un demi-siècle dans les Balkans avant de l'envahir à la fin du XII° siècle et pendant le XIII° ; et c'est encore il y a un demi-millénaire et un demi-siècle qu'ils en avaient perdu tout contrôle, avec la disparition totale de la Serbie, pour quelque 340 ans, dans l'empire ottoman.
Ce sont donc les Serbes qui sont les envahisseurs du Kosovo, et des envahisseurs tardifs, aussi bien relativement à leur propre présence dans les Balkans qu'à l'implantation des Albanais. Ils n'y sont que les quatrièmes envahisseurs, après les Romains, les Bulgares et les Grecs, et en termes de durée de possession souveraine ils n'arrivent encore qu'en quatrième position, après les royaumes illyriens, l'empire romain et l'empire ottoman.

Le Kosovo aux Kosovars
et la France aux...



Commentaire n° 1 posté par Sebaneau le 16/04/2008 à 08h51
Lahi Brahimaj n'a pa été acquitté mais condamné à 6 ans de prison
http://www.evropaelire.org/content/Article/1050507.html
Commentaire n° 2 posté par Sebaneau le 16/04/2008 à 09h39
Lahi Brahimaj a été condamné pour avoir torturer et fait torturer, non pour "nettoyage ethnique" et les autres chefs d'accusation.
Réponse de François Louis le 16/04/2008 à 15h44
"Les experts affirment qu'il est impossible de trafiquer des organes humains de cette manière primitive, que pour ce genre de commerce il faut un matériel beaucoup plus avancé et de bien meilleures conditions, mais peu de gens se soucient de leur avis"
Nenad Pejić, "Vuitton koferi glavne tuziteljice" (Les sacs Vuitton de la Procureur en chef), Radio Slobodna Evropa, 7 avril 2008
http://www.danas.org/content/Article/1050965.html
"Dështimtë e Kryeprokurores" (Les "preuves" de la Procureur en chef) Radio Evropa e Lirë, 11 avril 2008
http://www.evropaelire.org/articleprintview/1106387.html

Il n'y a pas eu de nettoyage ethnique des Serbes du Kosovo.
Les 65 000 Serbes qui l'ont quitté en 1999 l'ont fait aux alentours du 10 juin, donc de leur propre chef ou sous pression de leurs dirigeants.

Les quelque 1 400 assassinats et enlèvements de Serbes (moins que d'Albanais) au cours de l'été chaotique de 1999 n'empêchent pas qu'il en reste 130 000, dont 60 % au sud de Mitrovica dont le gouvernement de Belgrade montre qu'il se moque, en encourageant le séparatisme du nord.

Comme le remarquait Dubravka Stojanović, la clique dirigeante de Belgrade ne s'intéresse qu'au territoire et raisonne comme si sa population n'existait pas

"personne ne mentionne jamais la population du Kosovo. Ce dont on parle dans ce genre de conversations, c'est seulement 'le Kosovo'. Un Kosovo qui n'existe pas dans la réalité, un Kosovo sans personne dessus. A mon avis c'est pour cette raison-là que la Serbie a perdu le Kosovo. Pour la classe politique et intellectuelle de Serbie, le Kosovo n'a jamais voulu dire ses habitants, mais seulement un territoire - un territoire imaginaire détaché du temps, détaché de la réalité."
Dubravka Stojanović, "Kraj nacionalne arogancije" (La fin d'une arrogance nationale) Helsinška povelja n° 103-104, janvier-février 2007. http://pasta.cantbedone.org/pages/OccM-j.htm
"Kosovo - the Ultimate Myth"
http://www.bosnia.org.uk/bosrep/report_format.cfm?articleid=3185&reportid=173


C'est l'exemple de la Croatie que suit encore la clique de Belgrade. Au procès d'Ante Gotovina, témoignant du fait que les dirigeants serbes de Croatie avaient préparé l'évacuation de la population plusieurs semaines avant la libération des territoires occupés en août 1995, Edward Flynn, fonctionnaire des Nations Unies, confirme qu'ils ont, comme à Sarajevo après les accords de Dayton, contraint la population serbe à partir.

"A Luka Mišetić, Flynn a confirmé des faits importants : Il est arrivé en 1994 en Croatie, il a travaillé pour l'envoyé spécial des Nations Unies (Tadeusz Mazowiecki), et à l'époque de l'opération Bljesak (la libération de la Slavonie occidentale par la police croate) il a parcouru le terrain. Il a témoigné que la population de la prétendue "Krajina" avait mené des exercices d'évacuation rapide, comme on l'a vue le faire lors de l'opération Bljesak.
Etant donné que les représentants des Serbes avaient demandé aux Nations Unies que les 4 000 Serbes restants, qui n'avaient pas pu s'évacuer eux-mêmes, soient transférés en Bosnie-Herzégovine, c'est ce que les Nations Unies ont organisé et exécuté. Flynn affirme que tous les Serbes souhaitaient s'en aller, mais qu'il avait conclu que pour certains d'entre eux, c'étaient les autorités serbes qui les avaient contraints au départ.
Le témoin dit qu'en 1999, il a observé au Kosovo le même "modèle" de comportement de la part des autorités et de la population serbes."
Davor Ivanković, "Vlast 'Krajine’ planski selila Srbe" (le pouvoir de la Krajina' avait planifié l'évacuation des Serbes), Večernji list, 11 avril 2008
http://www.vecernji.hr/newsroom/news/croatia/sudjenje_generalima/3055624/index.do

On peut voir sur YouTube l'un de ces exercices d'évacuation organisés en Croatie occupée quelques semaines avant sa libération par l'armée et la police croates :
http://video.google.com/videoplay?docid=1787835675016239002&q=vjezba+evakuacije&total=1&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0&hl=fr
Commentaire n° 3 posté par Sebaneau le 16/04/2008 à 21h33