Lundi 24 mars 2008



On dit : "Le Front National est un parti facho".

Or, dans n'importe quel dictionnaire, on lit :
1/ Facho - adjectif - qui est fasciste
2/ Fascisme - nom masculin - Régime autoritaire établi par Mussolini en Italie entre 1922 et 1945 - Totalitarisme

Ainsi, on peut aisément déduire que le Front National est un mouvement se réclamant de la doctrine mussolinienne et souhaitant instaurer un régime totalitaire !?

A qui profite le mensonge que la gauche démagogique voudrait imposer dans l'imaginaire collectif ?

L'argumentaire démagogique comme seul défense :

L'héritage soviétique du délire démagogique - " la tactique du salami "

La "tactique du salami", c'est l'utilisation récurrente par les communistes, et par extension par les socialo-communistes pour écarter un adversaire lorsque l'on est à court d'arguments.

Ainsi, l'utilisation de la "tactique du salami" provient de l'URSS de Staline, auquel nombre de communistes de l'époque vouaient un culte (Aragon était allé jusqu'à saluer les goulags).

Le but de la manoeuvre consistait à diviser les partis politiques adverses en les accusant de fascisme ou de révisionnisme, pour les éliminer un à un jusqu’à ce que le Parti communiste reste le seul parti.

Les staliniens ont par exemple été jusqu'à traiter des dirigeants sociaux-démocrates de « social-fascistes ».

Les socialo-communistes ont donc pu abuser à satiété du mensonge pour ainsi penser écarter le Front National principalement au cours des années 80-90 en pleine ascension de celui-ci.
Les communistes déclinant, passés de 20% à 5% entre 1981 et 1995, devancés par le Front National devenu 3ème force politique et qui lui a fait le chemin inverse, ont donc pu ressortir leur artillerie démagogique.
Les socialistes pour maintenir leurs amis la tête hors de l'eau d'une part, et s'éviter d'être submergés d'autre part, ont également faire leur la "tactique du salami".

L'odieuse affaire Carpentras en est d'ailleurs une parfaite illustration, où socialo-communistes accompagnés d'un RPR appeuré de ne plus être que le second parti de la droite française, ont pu se donner à coeur joie aux pires accusations qui aient été donné d'assister dans une République française.

Ainsi en véhiculant des ragots et en colportant d'énièmes abominations, la gauche socialo-communiste, héritière du stalinisme, espère sans doute par le mensonge obscurcir la vue des concitoyens, les médias se chargeant du reste.

A coup sûr, le Front National gêne, il dérange puisqu'il dénonce tout haut les responsabilités du PCF, du PS, de l'UDF (Modem) et du RPR (UMP) qui se partagent le pouvoir depuis des décennies.
Il convenait donc à ces partis d'écarter le Front National d'une manière ou d'une autre.

Mussolini : un militant socialiste

Ainsi, si le Front National serait "un parti facho", on pourra certainement trouver dans la biographie mussolinienne des éléments ne corroborant certainement pas ces allégations là.

A la lecture des écrits de l'antifrontiste Pierre Milza et de l'antifasciste Renzo de Felice, spécialistes en la matière, la comparaison entre Fn et fascisme n'a pas lieu d'être.

Ainsi, on apprend que Mussolini s'est vu attribuer le prénom hispanique de Benito par son père, en hommage à un marxiste révolutionnaire mexicain.
Le père de Mussolini lui-même était lui-même un socialiste fervent, proche des milieux anarchistes, qui haranguait ses camarades dans les bistrots à effectuer la Révolution (le bistrot étant décidément le lieu de propagande intergénérationnel préféré des anarcho-socialistes).

Plus tard, le jeune Benito, ayant abondamment baigné dans cette atmosphère, a tenté de véhiculer les thèses reprises par les socialistes révolutionnaire et les courants anarchistes.
Sa pensée se résumerait dans le "syndicalisme révolutionnaire" de Sorel.
Traqué par la police helvétique, où il s'était exilé en quête d'aventures marxistes, Benito Mussolini était épaulé par les milieux anarcho-socialistes du Tessin et collaborait activement à la propagande écrite des marxistes de l'aile gauche du socialisme.
Sa biographie laisse entrevoir ses nombreuses liaisons avec des icônes du socialisme révolutionnaire.

Revenu en Italie, Mussolini collabora assidument à la rédaction de journaux socialistes et devint une figure du Parti Socialiste italien.
Son ascension au Parti Socialiste italien fut fulgurante au point qu'il fut nommé secrétaire général de la section livournaise, et fut au premier plan des décisions prises lors des Congrès du parti socialiste.

S'il fut congédié par le Parti socialiste au cours de la 1ère guerre mondiale, il ne le dut non pas à une divergence fondamentale de point de vue, mais à l'idée selon laquelle l'Italie se devait d'intervenir durant ce conflit. Une idée d'ailleurs largemment défendue par une bonne partie des socialistes de l'époque.

Il créa par la suite les Faisceaux de Combat, rejoint par des syndicalistes, des anarchistes et des socialistes interventionnistes. La création de ce mouvement sera finalement un moyen d'obtenir satisfaction via une structure créée par lui, de toute pièce pour imposr l'idéal socialiste.

Une politique et un programme de gauche :

1er programme fascsite en vue des élections de 1919 :

- l'abolition des titres nobiliaires (revendication communiste)
- une expropriation partielle de toutes les richesses (revendication proche de la LCR)
- l'impôt progressif extraordinaire sur le capital (les socialistes français, en 1982, instaurèrent l'IGF, puis l'ISF en 1989)
- l'obligation aux propriétaires de cultiver la terre, faute de quoi celle-ci sera remise aux coopératives (revendication communiste)
- la participation des ouvriers aux bénéfices des entreprises (revendication de l'extrême gauche française)
- la nationalisation de l'industrie d'armement (les socialo-communistes français ont nationalisé nombre de secteurs économiques à partir de 1981)
- la journée de 8 heures (Léon Blum mit en place la journée de 40 heures, sous Mitterand celle de 39 heures, et Martine Aubry celle de 35 heures)
- le salaire minimum (argument de la hausse du SMIC démagogique et récurrent de la part des socialistes, le SMIC ne concernant que 14% des salariés)
- la saisie des biens des communautés religieuses (revendication d'extrême gauche)
- la séparation de l'Église et de l'État (revendication de gauche au début du siècle)
- la participation des représentants des travailleurs au fonctionnement technique de l'industrie (revendication de l'extrême gauche française)
- la réforme de l'assurance invalidité et des pensions de vieillesse en faveur des travailleurs (idem)
- la lutte contre la spéculation bancaire (voir les discours de M. Besancenot et de Mme Laguiller, ou bien encore du Parti Socialiste et de sa fameuse idée de "taxe sur la spéculation")
- le vote des femmes (idée ardemment défendue par la gauche de l'époque)

Une fois au pouvoir, les fascistes ne trahiront pas une bonne partie de ce programme incluant nationalisations à tout va, dont s'inspirèrent les socialo-communistes du monde entier par la suite (France - à partir de 1981).
Nationalisation, protectionnisme, corporatisme seront ses maîtres mots, attributs d'une politique socialiste.

Beaucoup auront du mal à entrevoir les similitudes entre le programme fasciste et celui du Front National, que l'on désigne pourtant comme étant facho.
En revanche, c'est un programme dont semble s'inspirer davantage des groupuscules ou partis d'extrême gauche, voire de gauche.

Quelques citations :

" Tout dans l'État, rien hors de l'État et rien contre l'État "

" L’État est l’absolu devant lequel les individus et les groupes ne sont que le relatif. Le libéralisme niait l’État dans l’intérêt de l’individu, le fascisme réaffirme l’État comme la véritable réalité de l’individu. "

" L’individu n’existe qu’autant qu’il fait partie de l’État et qu’il demeure subordonné aux nécessités de l’État. "

Jacques Doriot : l'exemple français du "communisme fasciste" :

Jacques Doriot, connu principalement en France pour avoir été responsable du PPF (parti populaire français) ayant activement collaboré et l'on présente ce parti comme fasciste, et donc implicitement d'extrême droite.

Or, Jacques Doriot inscrit au Jeunesses Socialistes en 1916 , puis à la suite de la 3ème Internationale devint secrétaire des Jeunesses Communistes naissantes.
De retour d'un voyage à Moscou où il leur était enseigné l'agitation et la propagande, il fit la rencontre de Lénine, à qui il ne cessa alors de vouer un culte.
Elu député puis maire communiste de Saint-Denis (déjà rouge à l'époque) en 1924 et 1930, il prit une place influente au parti communiste.
Il se permit de dénoncer la "menace fasciste", implicitement d'extrême-droite, implicitement patriotique, suite au 6 février 1934 ... un fascisme dans lequel il ne tarda pas longtemps à tremper. Il fit part au Komintern de la nécessité d'une alliance antifasciste avec la SFIO, dirigée par lui bien sûr.
Preuve s'il en était besoin que la gauche a toujours abondemment utilisé mots et définitions détournées pour jouer sur les peurs et pour en tirer une jouissance personnelle.
Doriot fut finalement expulsé du parti communiste en 1936 pour des motifs essentiellement disciplinaires.

Il fonde ensuite le PPF, qui se voudra n'être qu'un rival du Parti Communiste.

Comme Mussolini, la possibilité d'arriver au pouvoir par une autre structure, tout en se réservant la revendication d'une politique de gauche. C'est probablement ce point commun qui ralliera ces deux hommes dans le fascisme, le dérivé du socialisme, le cousin germain du communisme.



Le fascisme est donc bel et bien une idéologie de gauche, dérivée du socialisme italien né en 1919, au même titre que le communisme dont le parti fut crée au congrès de Livourne en 1921.

Le Front National qui aspire à la paix, la démocratie et la Justice, soucieux des libertés, n'a rien à voir avec le fascisme, qui lui , s'assimile davantage aux idées véhiculées par ses anciens camrades socialistes et communistes.

par François Louis publié dans : Le Front National communauté : SI VIS PACEM, PARA BELLUM
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