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Mardi 18 mars 2008
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Le procureur de la République annoncera demain les suites données à la fraude éléctorale manifeste qui a eu lieu à Perpignan au cours du second tour de l'élection municipale ayant vu triompher d'environ 574 voix le candidat investi par l'UMP Jean-Paul Alduy, arrivant devant la candidate socialiste et Louis Aliot représentant le mouvement national.

Dimanche en plein dépouillement, un président de bureau de vote a été pris la main dans le sac dans une tentative de "bourrage d'urne".
Cette méthode digne d'un régime soviétique d'Europe de l'Est  où le vainqueur soutenu par ses amis mafieux remportait avec 99% chaque  pseudo élection est apparemment la dernière trouvaille de certains militants désabusés face à la faillite électorale du "Titanic UMP", conséquence pourtant logique de leurs déboires gouvernementaux.
Des faits qui laissent augurer que l'individu n'a pas obligatoirement agi sans complicité, que les votes par procuration ou que d'autres bureaux aient pu être l'objet de telles attitudes mafieuses.
Une enquête va d'ailleurs avoir lieu. Certains ont d'ores et déjà observé "une centaine" d'irrégularités, "des procurations au nom de personnes décédées ou pas encore nées".

L'individu réprimandé ne disposait pas moins d'une bonne douzaine de bulletins planqués dans ses poches et chaussettes.
Seul bémol pour celui-ci, il a été épinglé par les témoins de cette scène auquel Ceausescu n'aurait rien trouvé à redire.
L'individu a été interpellé, non sans surprise du reste, feignant de ne pas comprendre le caractère licencieux de son geste.
La police profite encore d'un délai pour le garder à vue et pour tenter peut-être de le ramener à la raison, les deux pieds sur Terre.
D'après les premières heures de garde à vue, la police à déclaré avoir entendu l'individu avancer "des explications surréalistes" sans préciser lesquelles, ce qui nous amène l'eau à la bouche désireux d'entendre les motivations sans doute savoureuses avancées par le concerné.

Jean-Paul Alduy, visiblement ravi de la parodie électorale qui s'est joué dimanche dans la cité catalane, peu importe que le vote ait été entaché de fraudes ou non, n'y est pas allé de main morte dans le domaine de la mauvaise foi caractérisée.
Sans honte aucune et avec un culot extraordinaire, le "petit père du peuple perpignanais" s'est félicité d'une victoire qu'il qualifie de "sans appel", raille et conspue désormais ses adversaires de dimanche dernier, qui animés d'un minimum de bon sens, demandent sa démission ainsi que la convocation d'un nouveau scrutin.

En conséquent, ce simulacre de démocratie, en plus d'avoir complètement faussé le résultat entre les deux prétendants UMP et socialistes à la Mairie, a empêché la liste nationale conduite par Louis Aliot ayant réalisé un score de 10.50%, de disposer d'un troisième élu au Conseil municipal.
Par François Louis - Publié dans : Contre l'UMP - Communauté : SI VIS PACEM, PARA BELLUM
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