
C'est à 0h01 que les contrôles frontaliers cesseront d'être au sein du nouvel Espace Schengen, élargi aux anciens pays de l'est qui ont rejoint l'Union Européenne.
Près de 400 millions d'individus vont désormais ne former qu'une vaste entité où les contrôles internes sont donc abolis, et les frontières de pays enclavés dans cet espace inutiles ... tel est
d'ailleurs le cas de la France.
Or, l'utilité d'une frontière, ce terme apparemment devenu grossier et nationaliste, c'est justement de pouvoir préserver les peuples nationaux de menaces extérieures éventuelles ... et des
menaces, il y'en a pléthore : des mafieux, des criminels, des délinquants internationaux, des trafficants, des narco trafficants etc ...
Avec la disparition de l'utilisation de nos frontières, c'est quelque part la dissolution prononcée de notre pays, qui à terme ne deviendra qu'une verte province d'un Etat uniforme, sans valeur
autre que la libre circulation des marchandises et la loi sauvage du marché.
Mais au delà de cela, c'est notre peuple qui est en danger de mort.
Autrefois des sociétés se sont constituées entre des individus, formant une population à part d'une autre, de par sa langue, ses coutumes, ses valeurs, ses moeurs etc ... la vie en société leur
permettaient au delà du simple assouvissement de leurs besoins vitaux de satisfaire d'autres besoin devenus ensuite les plus élémentaires.
Un sentiment d'appartenance à une seule et même entité en découle, forgeant l'identité de l'individu.
Un individu n'est pas qu'un amas de chair et d'os, il possède dès la naissance une identité : un prénom, un nom, fruit d'une histoire familiale ... cela constitue son patrimoine : c'est ce qui
fait sa particularité.
C'est ce qui explique l'existence bien naturelle de frontières, érigées en dernier rempart, contre tout ce qui pourrait oppresser ou annihiler la société dans son identité et son
essence.
Une frontière, c'est une défense immunitaire qui sauvegarde de la maladie.
L'existence de frontières est bonne et naturelle, elles continueront d'exister quoiqu'il arrive d'une manière ou d'une autre.
Nous en voulons pour preuve des exemples de la vie quotidienne :
- si l'on achète une parcelle de terrain, elle est délimitée par le cadastre ... faute de quoi votre voisin peut faire construire une dépendance dans votre propre jardin ... la délimitation
protège de toute contestation possible. Il s'agit d'une sorte de frontière.
Auquel cas, demain on n'a qu'à se pointer à l'Elysée pour organiser un banquet dans la cour, puisque tout le monde peut faire ce qu'il veut où cela lui chante.
- si vous construisez ensuite une maison sur votre parcelle, elle a une porte ... faute de quoi n'importe qui pourrait entrer et sortir chez vous à sa guise .... cette porte protège donc
l'intimité. Il s'agit également d'une sorte de frontière.
Auquel cas, nous n'aurions qu'à aller admirer les ébats de Nicolas et Carla, y compris s'ils demandent le respect de leur vie privée.
Le terme "frontière" n'a rien d'un mot vulgaire.
II est encore moins synonyme de guerre mais justement de paix, son existence atteste et délimite ce qui est à l'un ou à l'autre.
S'il y'a eu des guerres pour conquérir des territoires, c'est justement la cupidité des hommes, ou la soif des richesses du sol ou du sous-sol des autres qui les motivent, pas la seule existence
d'une frontière.
Il est donc choquant d'entendre le président du parlement européen en personne dire "les frontières divisent les pays".
Quant à M. Barroso, jubilant comme jamais, il a évoqué une "chance unique au monde" ... il n'a pas tout à fait tort puisque c'est une chance unique au monde que les peuples européens se foutent à
nouveau sur la gueule comme en 14-18, ayant entraîné d'ailleurs 39-45.
Il suffit de voir le Liban, les Balkans, l'Irlande du Nord, pour constater les dégâts du cosmopolitisme et dui multiculturalisme imposé aux peuples par la force.
Oui, effectivement, nous fonçons droit dans le mur de manière effrenée, droit vers une guerre qui sera dévastatrice au vu des armes dont nous sommes aujourd'hui dotés.
Dans le cas présent, on nous apprend que les frontières entre pays membre et pays tiers de l'Union seront étroitement surveillées, comme cela sera le cas entre la Slovénie et la Croatie, entre la
Russie et la Pologne, entre l'Espagne et le Maroc, l'Italie et la Tunisie.
Force est d'ailleurs de constater que l'afflux massif en Europe est tel que les pouvoirs publics sont débordés, comme c'est le cas sur les côtes espagnoles et italiennes. A grande échelle, cela
promet ...
Puis que ferons-nous demain si au sein du même espace Schengen, et de manière simultanée : 50.000 roumains, 25.000 polonais et 30.000 lettons décidaient de fuir leur pays où le salaire moyen ne
vaut pas 1/5ème du salaire moyen de la France, cette France où l'on vient de proposer 183 métiers à "l'immigration choisie" ?
Avec quoi les accueillera-t-on, les soignera-t-on, les nourrira-t-on et les logera-t-on en attendant qu'ils subviennent à leurs propres moyens, si toutefois encore ils parvenaient à dénicher un
emploi, ce dont on doute ? Avec notre dette déjà abyssale de 1.500 milliards d'euros ?
Nous pouvons dès maintenant ranger soigneusement les souvenirs de nos traditions, puisque un nouveau pays en cette contrée, uniforme et cosmopolite, bâtard, sans Histoire, est appelé à se
former pour répondre à la volonté du marché et à sa loi suprême de libre-circulation.
Ce pays s'appelle l'Europe de l'Union des technocrates.
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