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Le Conseil des Ministres a adopté mercredi le projet de réforme de la Constitution chère à Sa Majesté Nicolas Sarkozy.
Parmi les manoeuvres les plus crapuleuses mises en place : l'annulation de l'obligation d'un référendum pour ratifier l'adhésion d'un nouveau pays membre à l'Union Européenne.
Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ... de Turquie ?
Luc Châtel, porte-parole de la cour, a senti venir le constat évident de certains français, pas suffisamment endoctrinés pour ne pas avoir vu la tragicomédie qui se dessinait pour les nations
d'Europe occidentale.
Aussi, s'est-il empressé de préciser quelques contrevérités qu'on tente de passer pour vraies.
Châtel s'est donc accaparé les micros pour prétendre que son Bon Sire "est opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe" ... premier mensonge mis en évidence par la proposition de la
Constitution d'un comité de Sages sur cette épineuse question, par des tractations diverses et sournoises mises en place avec ce même pays aux détours des couloirs, par le traité de Lisbonne
plagiat de la Constitution européenne avortée de 2005.
Désormais élargie à 25 pays, on ne voit plus vraiment jusqu'où s'élargirait une Union européenne difforme et sans homogénéité culturelle aucune ... si ce n'est à la Turquie.
Au Liechtenstein, aux Iles Féroés, à la Serbie ? Tout ce tintamarre invraisemblable alors que leur adhésion ne susciterait pas d'émotions particluières en nos contrées ?
Non, à l'évidence.
Tenterait-on désespérément de nous faire comprendre que le gouvernement a passé des heures entières à préparer un projet qui ne préparerait pas l'entrée en grandes pompes des seuls
turcs raisonnablement susceptibles d'entrer dans ce vaste bordel bruxellois ?
Visiblement, nous avons élu un président de la République, qui n'aime pas que celle-ci soit plébiscitaire, dégoûté semble-t-il par le référendum populaire.
Privés de notre droit le plus fondamental à répéter notre "non" suite au coup fourré de Lisbonne et de son traité, copier coller de la Constitution rejetée par deux nations majeures et avec force
; voilà que désormais les peuples majoritairement opposés à la libre circulation de bachi-bouzouks et autres mamelouks au sein de l'espace Schengen se voient contraints d'accepter, malgré eux, le
diktat de ce petit führer magyar.
La Turquie n'est pas un pays européen. Il ne l'est pas : géographiquement situé en Asie Mineure à 97% (à l'exception de la région stambouliote conquise par les sabres et la barbarie des
guerriers ottomans) ; culturellement puisque musulmane et faussement laïque (en atteste d'ailleurs la loi sur le voile dans les universités) contrairement à une Europe aux racines
chrétiennes millénaires qui ont fait les deux milles ans de son Histoire ; elle est gouvernée par un parti dangereux dit d'islamistes modérés qui formèrent pourtant il y'a peu un
groupe de radicaux dissout (il n'y a pas d'islamisme modéré d'ailleurs).
L'entrée de la Turquie dans l'Europe, c'est la libre circulation de plus de 70.000.000 de musulmans qui deviendraient démographiquement majoritaires, ce sont des frontières repoussées
jusqu'à l'Iran des ayatollahs et l'Irak, où se profile un peu plus chaque jour une guerre civile qui aboutira à l'avènement d'une théocratie islamique d'une violence
rare.
Tout cela au nom du vaste marché que constitue la zone Europe et au nom de la sacro-sainte obligation morale de libre-échangisme
... à l'encontre de l'opinion nationale.
Nicolas Sarkozy n'est donc pas un républicain, ni un fana plébiscitaire, encore moins un démocrate ... en revanche c'est bel et bien un ploutocrate !
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Alors qu’une nouvelle
campagne tente d’obtenir du gouvernement la régularisation des clandestins (tous en même temps ou au cas par cas, cela revient finalement au même), dans Présent, Jean Cochet cite Michel
Godet, qui a écrit quelques vérités incorrectes dans le JDD. Extraits :





