
"Je vous ai compris"
"Je serai le candidat du pouvoir d'achat" nous chantait à tue-tête à qui veut bien l'entendre et surtout le croire, Sa Majesté Nicolas Sarkozy en campagne.
Malheureusement, les promesses de l'UMPS n'engagent et bernent que ceux qui les ont naïvement cru.
Or, alors que le "Titanic UMP" prend l'eau de toute part, de déboires électoraux en querelles intestines (Kosciusko-Morizet VS Borloo/Fillon), avant de boire la tasse après s'être heurté à la
face émergée d'un iceberg nommé "pouvoir d'achat", le consommateur citoyen a eu le bonheur d'apprendre deux formidables nouvelles pour son budget.
D'une part, les familles qui pâtissent déjà de la folle politique de destruction familiale entreprise depuis 35 ans, et qui sont le ciment de base de toute société ; de l'autre les foyers.
Le gouvernement Fillon nous apprend qu'il a la ferme intention de supprimer la carte famille nombreuse de la SNCF.
Trois millions de familles en bénéficient, sans plafond de ressources, pour des réductions sur les tarifs de l'ordre de 30% à 75%.
Ayant senti le vent de colère souffler depuis hier, voilà que Monsieur Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports, nous précise que cela n'aura aucun impact pour ces mêmes familles, puisqu'un
dispositif comparable irait remplacer celui déjà existant.
Inutile pourtant d'être grand sorcier pour flairer le coup fourré derrière ces propos qui se veulent rassurant, l'UMP s'étant fait un spécialiste du mauvais tour joué aux français à chaque
réforme entreprise.
Monsieur Bussereau semble avoir la mauvaise foi de vouloir faire entendre aux français qu'on va supprimer un dispositif dont personne ne se plaint, pour le remplacer par un autre qui serait
équivalent, le tout sans avoir une once d'intention de réaliser des économies substantielles pour financer "l'immigration choisie" ou rentrer dans les critères bruxellois tout puissants quant à
notre vertigineux déficit.
Donc, on peut en déduire plusieurs choses : soit le secrétaire d'Etat nous explique que le gouvernement, malgré tout le pain sur la planche, modifie des dispositifs présents pour le plaisir d'en
changer puisque rien ne sera modifié ; soit le secrétaire d'Etat aux transports ment, et on cherche à détrousser les familles de leur maigre pécule pour financer la politique immigrationniste et
européiste de la France.
En conséquence, il faut prendre acte que la fausse droite, euromondialiste et donc immigrationniste au service du cosmopolitisme international, s'en prend une fois encore aux valeurs et aux
institutions de la société française : la famille en premier lieu.
Depuis que Simone veilla sur la dénatalité, jusqu'aux modifications législatives approuvant le démantèlement des familles : divorce, concubinage, homoparentalité etc ...
Dans le même temps, on nous apprend avec la même saveur renouvelée que GDF augmentera les prix du gaz de 5.5 %.
GDF, qui s'apprête à fusionner avec Suez sur fond de privatisation, qui à l'automne 2005 avait augmenté déjà ses tarifs de 13,5% ,affiche pourtant un bénéfice de près de 2 milliards d'euros, l'an
dernier.
Le gazier français est donc en bonne santé. Il ne semble pas qu'il y ait péril en la demeure ... ou eau dans le gaz s'il était toutefois possible d'en rire.
Cette hausse de 5.5% proposée par le gouvernement, GDF étant encore service public, interviendrait fin avril, et porterait l'augmentation de la note de gaz à 10% après une précédente majoration
en janvier.
Concrètement, cette hausse proprement scandaleuse, va toucher 11 millions de français qui se chauffent au gaz, ou s'en servent comme élément pour la cuisson.
Pour ces 11 millions de citoyens consommateurs, la hausse serait en moyenne de l'ordre de 4 euros mensuels, soit 48 euros par an, ce qui ravira donc les français inquiets, à juste titre, pour
leur portes monnaies.
Là aussi, pour tenter de sauver la face certains parlementaires UMP sont montés au créneau dans la journée en réclamant des mesures d'ordre social, évoquant l'éventualité de stagnation de prix
selon ressources.
Or, comme à chaque fois, si les quelques ménages effectivement plus que modestes, et même en dessous du seuil de pauvreté n'en pâtiraient pas, les classes moyennes asphyxiées vont encore trinquer
et payer l'addition du repas de certains, qui loin d'être frugal, leur fera encore un peu plus boire la tasse.
Nicolas Sarkozy est donc bel et bien le candidat du "pouvoir d'achat" : voilà au moins un engagement que son hyper présidence aura tenu et sur lequel on n'aura pas menti aux français en pleine
campagne électorale.
Ce qu'il avait toutefois oublié de préciser, c'est qu'il serait le président du "pouvoir d'achat en berne".
Finalement ce n'est pas un mensonge mais une omission ;
une simple question d'ordre sémantique en fin de compte.
On imagine donc qu'à bon droit, la côte de popularité de Messire Nicolas et de ses amis va davantage sombrer à "vingt milles lieues sous les mers".
Reste une poignée de fidèles indéboulonnables dans le sous-marin UMP, les uns ayant probablement une ferveur religieuse aigue au point de garder la foi en Messie Sarkozy, présenté comme tel que
par ses amis Bouygues et consorts dans les médias dont ils sont propriétaires et dont la parole est Evangile ; les autres, crédirentiers ou businessmen retirés des affaires, espérant bénéficier
lors des prochaines échéances déclaratives, d'un "paquet fiscal" dont on doute des merveilleux bienfaits pour des classes moyennes et modestes asthmatiques, qui sont plus concernés par l’IRPP que
par les mutations à titre gratuit ou onéreux ou l’ISF ; et qui à elles seules souffrant de leur faible pouvoir d'achat, constituent une manne providentielle de consommateurs pouvant relancer la
croissance.
Il est donc ensuite indécent de voir Monsieur Sarkozy se faire tripler ses rétributions par des parlementaires dévoyés.
Nicolas Sarkozy qui se voyait donc déjà tel Napoléon, n'aura comme point commun avec l'empereur que la Bérézina ou Waterloo.
Le règne de Messire Nicolas, roi-président ou hyperprésident-roi, jusqu'à sa chère Carla, l'italienne qui remplace l'autrichienne Marie-Antoinette, une pomponnée pour une autre, se révèlera
davantage être un Louis XVI ayant entraîné le pays à la ruine.
On tremble pour lui, lorsque l'on sait que l'aventure de Louis XVI a tourné au vinaigre.
Nous ne pouvons qu'espérer que celui qui provoquera sa chute, ou du moins son arrestation, ne sera pas le facteur Besancenot succédant au maître de poste Drouet.